
HANNA BAT SARAH LOLA
YOUDA YE'HIEL BEN LEA
ELIAHOU BEN MESSAOUDA
POUR L'ELEVATION DE L'AME DE
YONI BEN HALFON,
ELIAHOU BEN CHIMON MESSIKA
COURS MIXTES
MERCREDI 21H00 à 22H30 (avec téfila arvit) sur LIKOUTE MOHARAN AU 27 allée kruger 93320 les pavillons sous bois
SAMEDI 20H30 BETH HAMIDRACH à JERUSALEM 40 rue Agripas (centre ville) 9ème étage porte 62

2/ Apprendre à se contenter de son sort
3/ LA TECHOUVA
4/ Les mauvaises pensées et le `hamets
5/La libération à minuit pour Moché Rabbénou et pour le Roi David
6/ Le Erev Rav ou comment rapprocher les très éloignés
L'HISTOIRE DE RABBI ISRAEL BER ODESSER (le Maitre du Peteck)
(Récit biographique transcrit à partir d'enregistrements audio)
Je raconterai ici qu'une partie infime de ce que mes yeux ont vu de la lumière de notre Maître - que son souvenir soit une bénédiction - qui a brillé sur l'un des grands 'Hassidim Breslev dont j'ai eu le mérite d'être un proche. J'ai vu de mes yeux comment il servait D-ieu et pratiquait sa foi. Que la volonté de D-ieu soit que la lumière de notre Maître ramène au bien toutes les créatures, et que le monde qui se trouve dans l'obscurité mérite cette grande lumière, et que se réalise pour nous le verset: "La terre sera remplie de la connaissance de D-ieu comme l'eau abonde dans le lit des mers". Ainsi soit Sa volonté.
Toute ma vie, j'ai désiré raconter comment je me suis rapproché de mon Maître, Rabbi Israël Kardouner - le souvenir du Juste est une bénédiction - grâce auquel, j'ai mérité de me rapprocher de Rabbi Na'hman de Breslev - que son souvenir nous protège, ainsi soit-il -.
Depuis mon enfance, D-ieu béni soit-Il, m'a gratifié d'une âme désirant ardemment se rapprocher de D-ieu. Mon père, mon grand-père et mes arrière grandsparents étaient des 'Hassidim de Karlin, à Tibériade. Moimême, j'étais très pieux et très attaché à la 'Hassidout de Karlin mais, par le fait que je livrais des batailles difficiles dans mon service Divin, comme c'est le cas pour ceux qui commencent à servir D-ieu surtout ceux qui sont très méticuleux et qui passent pa des combats, des obstacles, des hauts et des bas etc ... j'avais besoin d'armes pour témoigner, me renforcer et me raffermir afin d'être le plus fort dans les guerres contre le mauvais penchant.
Je cherchais un remède à mon âme jusqu'à m'abaisser devant les grands de la 'Hassidout, les sages de la génération et les Maîtres de la Kabalah. Je me réfugiais toujours chez eux et me plaignais des tourments de mon âme car je craignais D-ieu et j'étais dans l'état de: "malheur à moi, à cause de mon mauvais penchant, malheur à moi à cause de mon Créateur", mais mon âme ne trouvait pas de répit. Je leur racontais tous mes tourments, mais ils n'avaient pas de remède pour me guérir. Parfois, cependant, je ressentais une amélioration, mais pas une guérison véritable. Cependant, je vis de mes yeux que D-ieu béni soit-Il ne prive personne de son juste salaire. En effet, comme j'étais allé jusqu'à l'abnégation de mon âme en révélant tous mes tourments, en récompense, j'ai mérité de me rapprocher de notre Maître, le fleuve Jaillissant, source de sagesse.
La première cause de mon rapprochement fut que je trouvai à la Yéchiva entre les poubelles, un livre parmi ceux destinés au rebut, auquel il manquait le début et la fin. Comme il est interdit de garder des livres saints dans un état "qui leur est outrageant", je pris le livre afin de le mettre au rebut. Je pris le livre en très mauvais état et y jetai un coup d'œil. Comme j'aimais beaucoup les livres afin de calmer un peu la soif de mon âme, je me mis à le lire et m'aperçus qu'il avait pour titre: 'Hichtapé'hout hanefech' (l'Epanchement de l'âme) et effectivement il était comme son nom l'indiquait. J'ai toujours lu des livres, mais en trouvant ce livre, je pensais: "peut-être que D-ieu m'a préparé ces feuilles comme remède à mon âme". Je ne les remis pas dans le rebut, mais les gardai près de moi et les étudiais nuit et jour. Ce fut un grand remède pour mon âme.
C’est à l’apogée de la chute, lorsque nous nous trouvons dans les ténèbres et le voilement, que sonne l’heure du rapprochement et de l’éveil au repentir, car à cet instant : « D. ne porte plus de vêtements » : « Je parcourrai le pays d’Égypte cette même nuit[Exode 12, 12.], Moi et non pas un ange[Hagadda de Pessa’h]. »
Mais pour être conscient qu’au zénith du voilement nous nous trouvons infiniment proches de notre Créateur, il nous faut disposer d’une grande connaissance ; alors, le mystère se transforme en révélation. Au contraire, l’ignorance ne fait qu’épaissir le voilement ; notre esprit s’éteint et nous nous éloignons encore davantage, que D. préserve, car les réceptacles dont nous disposons sont alors incapables de contenir cette lumière divine trop intense, et ils se brisent.
Le voilement, dont les forces du mal tirent leur puissance, représente une très grande chute pour l’homme car la divinité se cache alors de lui. Mais une très grande et terrible lumière y est dissimulée, dont D. se pare, si l’on peut dire.
Seul un grand érudit, d’un haut niveau, peut mériter de comprendre cela, jusqu’à pouvoir révéler tous les secrets, y compris le mystère des mystères en l’inversant en connaissance. II rapprochera ainsi Israël de son Père qui réside dans les cieux et ramènera le peuple au repentir.
C’est là toute l’histoire de la « Descente en Égypte » où les juifs ont sombré... Mais alors qu’ils se trouvaient au fond du gouffre, Moïse notre Maître a mérité de percevoir cette connaissance laquelle lui a permis de divulguer ce mystère en le transformant en savoir. Le peuple a ainsi pu être libéré.
Cela fait aussi référence à la sanctification du mois. Les Sages étaient experts dans le secret du calendrier : l’époque où la lune n’est plus visible correspond à la révélation du mystère. Cet astre symbolise la royauté, et son imperfection s’apparente au voilement qui constitue l’essence des forces du mal comme le confirme le Saint Zohar.
Cette royauté n’existe que si elle reçoit la lumière de la connaissance et de la sagesse, dont l’origine est le vivant des vivants, le Saint béni soit-I1. De même, la lune tire toute sa lumière du soleil, symbole de la connaissance.
Nous savons que lorsque la lune est intimement poche du soleil et se tient face à lui, elle nous est cachée et prend alors sa taille minimale. Mais dès cet instant, elle entame son cycle de croissance et renaît alors. Les Sages qui s’intéressaient à ce phénomène possédaient une très grande connaissance, car ils pouvaient inverser l’ultime voilement - donc la chute - en grand savoir, en élévation.
C’est pourquoi la sanctification de la lune fut le premier commandement ordonné à Israël[Exode 12, 2].
Tout est un même sujet. L’essence du repentir se situe au début du mois lunaire, à Roch ‘Hodech, car l’essentiel du réveil vers D. ne se réalise que lorsque le mystère se révèle.
Ainsi est-il d’usage de se repentir la veille de Roch ‘Hodech, laquelle devient un petit Kippour, car à cette période la lune est de taille minimale et se cache de nous. C’est alors l’heure du rapprochement vers D.
Meshivat Nefesh I, 45.
D. a créé le jour et la nuit, afin que le dévoilement de sa lumière ne soit pas constant. Car un plaisir permanent n'est plus un plaisir pour un être humain. L' 0 obscurité provient, à sa source, du voilement de D. et le jour, de sa révélation. La succession nuit et j our a pour but de renouveler en permanence la connaissance divine. La nuit, qui nous est indispensable pour conforter notre foi, attise notre désir de redécouvrir au matin la manifestation du Créateur. Notre aspiration et notre volonté de rapprochement représentent la condition nécessaire pour attirer la sagesse divine.
On remarque qu'en Égypte, le peuple n'était pas digne d'être libéré, car son désir de repentir et sa foi lui faisait défaut. Il n'y a eu alors qu'un «réveil» du ciel. Mais ensuite, les enfants d'Israël ont compté 49 jours pour se préparer à recevoir la Thora. Cela était équivalent à un «réveil d'en bas». La première libération n'a eu lieu que la nuit, puisqu'elle n'avait été désirée que de D. Elle a donc été anticipée.
La révélation de la lumière divine est assimilée à de la prophétie, et ne se manifeste normalement que le jour, à un homme qui s'est sanctifié et préparé à cela. Il n' y a alors pas de difficultés d'interprétation pour ce dernier. Mais on constate que les prophètes des nations sont visités la nuit, comme le confirment les Sages. Bien entendu, ces derniers n'ont aucune sainteté ou dignité pour attirer la lumière par leurs propres mérites. Les informations qu'ils reçoivent sont très embrouillées. Il est même arrivé que des prophètes d'Israël prophétisent la nuit, car ils n'avaient pas encore atteint le niveau de sainteté adapté à la révélation.
Quand le Tsadik dévoile la grandeur de sa sagesse, tous les pécheurs désirent venir chez lui trouver un remède. Certains ont énormément souillé l'honneur de D. détériorant ainsi leur esprit. Ils désirent cependant s'améliorer, surtout lorsqu'ils perçoivent un peu de la beauté prodigieuse de l'enseignement que révèle le Tsadik. Cela est normal, car qui est assez 'idiot' pour ne pas courir après lui.
Etant donné qu'ils sont très 'mal-en-point', il est impossible de les rapprocher et de les rendre parfaits tout de suite. Non seulement cela est très difficile, mais en plus de telles personnes peuvent entraîner des détériorations chez les personnes kachères (qui se sont déjà rapprochées) et même dans l'esprit du Tsadik luimême. Cela fait référence au problème du rapprochement des hommes du Erev Rav (la tourbe nombreuse) qui ont entraîné Israël dans le péché et ont atteint Moïse lui-même; après la faute du veau d'or D. lui a en effet dit (Exode 19-24): «Va, descends.» (C'est-àdire que le Tsadik a chuté de niveau à cause d'eux.)
Les conflits à l'encontre des Tsadikim Véritables constituent donc un grand bienfait. En effet, des doutes vont alors assaillir les gens. Les hommes qui s'éloigneront seront en fait ceux dont le rapprochement aurait pu entraîner beaucoup de dégâts. Ceux qui désiraient la vérité accepteront les humiliations et les peines. C'est précisément ainsi qu'ils pourront se rapprocher. Leur principale souillure étant d'avoir porté atteinte à la gloire de D., leur remède consiste à annuler leur propre honneur et à subir les vexations.
Ceux qui veulent goûter au p aisir de la sainteté sans d'abord passer par des souffrances, en conservant leur notoriété et leurs passions, font partie des plus dégénérés. L'origine de leur état provient du fait qu'au début, ils ont bafoué l'honneur de D. pour leur jouissance égoïste, puis ils ont ensuite plongé dans le mal. Si à présent ils reviennent pour trouver un remède, sans vouloir remettre en question leur grandeur, ils s'enfuiront en s'apercevant que des conflits s'abattent sur les Tsadikim Véritables et sur leurs élèves. Tenant à leur statut, ils s'éloigneront de la vérité, ce qui est en fait un très grand bienfait, car ainsi ils ne causeront pas de mal à ceux qui recherchent la vérité.

